Les usines du groupe Orangina Suntory France ont atteint la neutralité carbone

En 2015, nous nous étions engagés à arriver à la neutralité carbone pour nos quatre sites de production français,

rappelle Héloïse Tarraud, directrice du développement durable chez Orangina Suntory France (OSF). La neutralité carbone ne veut pas dire zéro émission de CO2 mais signifie que nous avons identifié très finement nos principales sources d'émission, et celles sur lesquelles nous avions une marge d'amélioration, pour atteindre notre niveau plancher. Les émissions restantes sont compensées.

Par rapport à 2015, l'entreprise a ainsi réussi à diminuer de 30% ses rejets de dioxyde de carbone par litre de boisson produite.  

Un gros investissement

Pour arriver à réduire aussi drastiquement son empreinte carbone, OSF n'a pas lésiné sur les moyens. En 5 ans, le groupe a investi 120 millions d'euros, dont 35 millions dans le site de Donnery

Ces sommes ont financé l'installation de "boucles thermiques" ou de réutilisation de l'eau. Les lignes de production (au nombre de 4) ont été modernisées et remplacées par des machines moins consommatrices en énergie.

L'usine donnerysienne a été dotée en 2016 d'un atelier de fabrication et de soufflage des préformes PET (qui forment ensuite les bouteilles, NDLR), pour un investissement de plus de 7 millions d’euros. "Ce qui a permis de limiter l’impact du stockage des bouteilles vides, l’énergie associée, ainsi que l’ensemble des mouvements logistiques liés à cette activité", souligne Héloïse Tarraud.

Plastique recyclé et réduction du sucre

Mais les émissions de CO2 ne sont pas le seul domaine dans lequel agit Orangina Suntory France. Cette filiale du groupe japonais Suntory (une entreprise fondée en 1899) se veut exemplaire en matière RSE (responsabilité sociétale des entreprises).

Grande utilisatrice de plastique, comme la plupart des entreprises de l'agroalimentaire, OSF travaille à réduire l'impact écologique de ses bouteilles.

Depuis 2006, nous avons allégé nos bouteilles PET (polyéthylène téréphtalate) de 18,5% et nous y incorporons en moyenne 20% de plastique recyclé. Nous avons pris l'engagement d'arriver à 50% de PET recyclé d'ici 2025 et à 75% de PET recyclé et le reste en plastique issu du végétal non alimentaire, pour proposer des bouteilles qui ne soient plus issues de ressources fossiles, d'ici 2030. C'est extrêmement important dans le sens où ça divise par deux l'impact carbone de ce packaging,

d'après Héloïse Tarraud. 

L'enjeu est "d'arriver à se fournir en plastique recyclé, qui, pour l'instant est une denrée rare et chère". 

Autre axe d'action pour Orangina : la réduction du sucre dans ses boissons et sodas. Là encore, l'entreprise avance des chiffres : -29% de sucre, en moyenne, dans tous ses produits, par rapport à 2006, et, le plus souvent, sans remplacement par des édulcorants. OSF s'engage aussi à avoir remplacé tous les arômes et colorants artificiels présents dans ses recettes par des composants naturels d'ici la fin de l'année. 

Source : La République du Centre, juillet 2020