Salon EGAST, du 18 au 21 mars 2018, Strasbourg


Sandwich & Snack Show, du 4 au 5 avril 2018, Paris Porte de Versailles

 

Taste of Paris, du 17 au 20 mai 2018, partout en France

 

Sirha Green, du 17 au 19 juin 2018, Lyon

 


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Echos des DCHD

L'article

Les sujets brûlants mis sur la table pour 2018 !

Qui dit nouvelle année, dit bonnes résolutions, qu'elles soient respectées ou non. À l'occasion de cette première parution 2018, nous vous proposons de découvrir un panel de bonnes ou mauvaises nouvelles susceptibles de rythmer notre actualité !

 

Les résolutions du Gouvernement

Créées pour changer les habitudes des français, les taxes comportementales signent leur grand retour pour cette année 2018 !

Tabac, boissons, taxe carbone … Plusieurs sujets vont être remis sur le devant de la scène.

D'un point de vue santé publique, le gouvernement a notamment affiché ses intentions d'agir sur le prix du tabac : le prix du paquet devrait passer de 7 à 10€ d'ici 2020. Ainsi, le paquet augmentera d'1€ en mars 2018, puis de 50 centimes en avril et novembre 2019, de 50 centimes en avril 2020 et de 40 centimes en novembre 2020. Alors, cette stratégie aura-t-elle l'effet escompté ? D'après une récente étude du cabinet Ernst & Young, le taux de prévalence va seulement diminuer de 1,6 point d'ici 2020, malgré la hausse annoncée.

Même logique pour les boissons sucrées, jugées responsables du phénomène d'obésité, notamment chez les plus jeunes. La "taxe soda" a donc à nouveau été ajustée. Désormais, la taxation se déclenche à partir d'1 gramme de sucre pour 100 ml puis elle progresse jusqu'à une vingtaine d'euros par hectolitre pour un produit dépassant 11 grammes de sucres ajoutés pour 100 ml. Cette hausse concerne potentiellement 84% des soft-drinks mis sur le marché, soit 2463 millions de litres (source : LSA décembre 2017). À l'heure où 58% des français diminuent leur consommation de produits sucrés (Source : Kantar 2017), les industriels se lancent donc dans de gros chantiers pour faire la chasse aux sucres dans leurs recettes. Orangina Suntory France a récemment réduit de façon drastique son taux de sucres dans son Pulco Citronnade passant à 5 g au 100 ml, soit -15%.

Côté développement durable, la taxe carbone va sans aucun doute refaire l'objet de discussions animées dans les semaines à venir. En effet, elle entre dans le cadre des accords internationaux visant à lutter contre le dérèglement climatique.

 

Les résolutions des CHR & des consommateurs

Il est désormais temps d'anticiper les tendances qui viendront secouer le monde de la restauration hors foyer. Alors, pour découvrir quels visages auront les CHR et quelles seront les attentes des consommateurs d'ici quelques années, voici les 6 points clé à retenir :

1. La cuisine plus que jamais liée au facteur santé !

Les "alicaments" et "superfood" viendront bientôt envahir les cartes, pour le plus grand bonheur des consommateurs, qui désormais, repoussent les plats en sauce. Mais aussi, des produits locaux, du terroir seront sélectionnés avec soin, pour proposer des recettes saines et gourmandes. Attention toutefois, les clients sont toujours en recherche d'un excellent rapport qualité-prix, les professionnels devront donc justifier leur prestation tout en maîtrisant leurs coûts.

2. Savoir fidéliser.

Les clients sont toujours et encore volatiles, face à une offre abondante et des concepts innovants. Il est donc nécessaire de les surprendre et de miser sur des services complémentaires, telle que la livraison à domicile. Pour autant, nulle question de mettre de côté leur savoir-faire historique, les professionnels doivent donc assurer un accueil client irréprochable, tout en misant sur la sympathie et l'écoute. Une variable d'autant plus importante pour les établissements traditionnels, qui continueront à perdre du terrain face aux établissements SAC (Service Au Comptoir).

3. Le végétal prend le pouvoir !

Terminée la consommation de viande et de poisson à outrance, les légumes ont aujourd'hui leur mot à dire. Mieux, ils deviennent un élément central dans la composition des assiettes ! Après la production de masse appliquée à la viande, cette dernière se premiumise et devient un produit de luxe.

4. Bientôt has-been le burger ?

Il a longtemps trôné comme LE produit qui se propose aussi bien en restauration rapide qu'en haute gastronomie et pourtant son règne semble bientôt se terminer. Son digne remplaçant ? Le croque-monsieur !

5. Le sucre, en grand danger.

Déjà décrié comme étant un produit nocif pour la santé, le sucre raffiné va bientôt être remplacé par des végétaux, aux forts pouvoirs sucrants tout en restant naturels. Côté boissons, les offres misant sur le " bien-être " tels que les thés, auront plus que jamais le vent en poupe.

6. Les futures stars de l'apéro : les insectes !

En effet, ils sont une source de protéines très intéressantes, à l'heure où l'offre de la viande ne parvient pas à répondre à la demande. Seul bémol, ils souffrent pour le moment d'une impopularité dans certains pays du monde puisqu'incompatibles avec notre culture et nos habitudes. Mais nul doute que d'ici quelques années, la sauterelle et autre grillon sauront se faire une place dans les assiettes ! Il faut savoir que l'apéritif prend une part grandissante comme instant de consommation, il ne faut donc pas hésiter à formuler des propositions " finger food " convaincantes et surprenantes !

Sources : GIRA, Magazine Society, CHD Expert

Parenthèse digitale

La Foodtech, comprenez l'alliance entre les savoir-faire des métiers de bouche et les nouvelles technologies, était un terme méconnu il y a encore quelques années. Aujourd'hui, il occupe les premières pages de la presse spécialisée et attire toutes les convoitises des établissements CHR. Il faut dire que les professionnels ayant intégré la Foodtech observent une hausse de 1,3% de leur chiffre d'affaires et pour 2022, elle atteindra 4% (source : Astarès 2017).

Quand on évoque la Foodtech, on parle surtout de services complémentaires à destination des consommateurs et notamment l'activité de livraison à domicile (58% du chiffre d'affaires du secteur).

Mais pas que ! De belles start-up naissent et proposent des solutions digitales pour tous les aspects du métier des professionnel CHR : réservation, hygiène, gestions des commandes, des stocks … Plus qu'un phénomène de mode, ces outils ont pour vocation de faciliter le quotidien des professionnels. Le temps ou les restaurateurs géraient leurs tâches administratives sur des cahiers est désormais révolu !

 

Les résolutions des distributeurs-grossistes en boissons

Dans le cadre de la feuille de route sur l'économie circulaire et pour améliorer la collecte des déchets sur notre territoire, le gouvernement réfléchit à remettre en place le système de consigne sur certains emballages. Rien de très novateur pour les distributeurs-grossistes en boissons, qui, quotidiennement, pratiquent la logistique reverse en CHR, en récupérant les emballages reremplissables tels que le verre et les fûts, mais aussi les emballages à usage unique dans le cadre d'une offre de services complémentaire. En 2017, outre l'équivalent des 500 000 tonnes de déchets évités chaque années grâce au recours aux emballages re-remplissables consignés, ce sont plus de 3000 tonnes d'emballages à usage unique ainsi récupérés en vue de leur recyclage.

L'emballage à usage unique a connu un succès grandissant à partir des années 80, au détriment de l'emballage consigné, si bien que le tonnage de déchets généré par nos modes de vie a crû de façon exponentielle ! Des efforts ont pourtant été consentis de la part des industriels, en optant pour la mise en marché d'emballages plus légers ou composés en partie de matériaux recyclés, mais là n'est finalement pas la solution, si ces emballages ne sont pas collectés.

L'étau s'est d'autant plus resserré lorsque le premier marché mondial de récupération des matières recyclables, la Chine, a décidé de fermer ses frontières dès janvier 2018. Il n'est donc plus question d'expédier nos poubelles au pays du soleil levant.

Alors, pour résorber ce phénomène, la consigne serait-elle l'idée lumineuse ? Ce ne sont pas nos pays voisins qui affirmeront le contraire, à l'instar de l'Allemagne, qui, avec son système " Pfand " instauré depuis plusieurs années, rencontre un franc succès !

Il faut dire que nous occupons actuellement l'avant-dernière place au classement européen en matière de recyclage des plastiques (65% de plastiques valorisés ou recyclés, le reste est mis en décharge. Source : les Echos 2018), donc pour atteindre l'objectif fixé par le Premier Ministre Édouard Philippe, c'est-à-dire 100% de déchets en plastique recyclés en 2025, il va falloir innover et développer un nouveau modèle !

En attendant, les distributeurs-grossistes en boissons, fort de leur savoir-faire historique de logistique retour, poursuivent leurs efforts en proposant diverses prestations de service à leurs clients CHR, auprès desquels près de 400 000 tonnes d'emballages boissons pourraient être mieux collectés en vue de leur recyclage (source : Etude Ademe pour la FNB 2013).

 

Le service de récupération des emballages étendus aux festivals !

L'entreprise Ouest Boissons Distribution vient de signer un audacieux partenariat avec ELISE, une entreprise d'insertion locale, pour la récupération des emballages jetables (bouteilles plastiques, canettes et gobelets) durant les manifestations festives. Un service complémentaire qui s'inscrit dans la continuité de ceux déjà proposés par Ouest Boissons, tels que la récupération des emballages verre à usage unique. Le distributeur-grossiste en boissons participe donc à la réduction du tonnage de déchets générés par les festivals avec cette solution concrète et novatrice ! Prochaine rendez-vous, le Festival Inter Celtique de Lorient !

  

Dans un tout autre registre, le compte pénibilité a subi un revers mais les risques quotidiens liés au métier de distributeur-grossiste en boissons, eux, existent toujours ! Pas question pour les professionnels de relâcher leurs efforts. Alors, bien que le C3P ait été transformé en Compte Professionnel de Prévention (C2P), l'amélioration de la santé et des conditions de travail reste une préoccupation centrale pour les entreprises du secteur. Un long travail de fond a été mené en amont pour construire le premier mode d'emploi de branche, qui a mené à la signature d'un ambitieux accord de branche le 2 janvier 2016, étendu à toutes les entreprises de la profession. Accord qui, rappelons-le, reste valable jusqu'au 31 décembre 2018. Dès lors, comme le rappelle Fabrice Chiffoleau, président associé d'Atlantique Boissons, " le travail accompli au niveau de la branche doit nous permettre de continuer à investir et progresser en matière de pénibilité. Les grilles d'évaluation que nous avons construites restent valables ".

 

Autre sujet qui fait l'objet d'avancées au sein de la profession de distributeurs-grossistes en boissons : l'égalité professionnelle homme, femme. Nous ne sommes pas sans ignorer que la mixité est loin d'être acquise. Bien que certains métiers, associés à de réelles contraintes physiques, soient plus difficiles d'accès pour une femme, la profession a progressé ces dernières années et reste convaincue qu'elle peut faire mieux encore. Notre profession est constituée de 24% de femmes et 76% d'hommes (source : rapport de branche 2017). Dans la filière logistique, l'écart se creuse avec 3% de femmes ; mais, à l'inverse, les pôles commercial et administratif sont dominés par les femmes : 36% pour le premier, 57% pour le second.

C'est ainsi qu'une démarche globale et concertée avec l'ensemble des partenaires sociaux a été ouverte et devrait se solder par la signature d'un accord en la matière courant de l'année 2018.

 

De même, les partenaires sociaux ont décidé de mettre à l'honneur de leurs discussions l'embauche des personnes handicapées. La loi impose aux entreprises de plus de 20 salariés d'employer 6% de personnes handicapées et cet objectif est très souvent difficile à atteindre, d'autant plus dans un univers comme la logistique et la distribution. La branche souhaite transmettre des clés aux professionnels pour respecter cette obligation et dépasser leurs idées reçues : le handicap est souvent associé à une situation incompatible avec certains métiers (préparateur de commande, chauffeur-livreur ...). Cependant, les personnes à mobilité réduite ne représentent que 3% de la population handicapée, 80% des personnes touchées par le handicap sont " invisibles ". L'objectif de la branche sera donc de sensibiliser les professionnels à ce sujet et de les accompagner dans les process de recrutement.

 

2018 va donc encore être une année rythmée dans l'univers de la CHD (consommation hors domicile) !

 

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