
[Label Grossiste en boissons Engagé]
Propos recueillis en septembre 2026
La FNB nous sensibilise depuis longtemps aux enjeux de responsabilité sociétale des entreprises. Les questions environnementales et humaines revenaient régulièrement dans nos échanges internes. Nous menions déjà spontanément de nombreuses actions, parfois sans vraiment en avoir conscience et souvent sans les valoriser. Mais nous n’avions pas encore trouvé le bon moment ni la bonne organisation pour structurer cet engagement.
Une présentation de la démarche, lors d’une convention des dirigeants C10, a contribué au déclic. La nomination d’une cheffe de projet en interne et la motivation des collaborateurs nous ont ensuite permis de passer concrètement à l’action et de nous engager.
Le label nous a permis d’initier un projet commun qui mobilise, sensibilise et rassemble tous les collaborateurs. Il crée une belle dynamique en interne, et la RSE donne un peu plus de sens à ce que nous faisons.
La feuille de route du label, précise et adaptée à notre métier, nous aide à nous questionner et à progresser étape par étape. Le label nous pousse à revoir nos process et nos modes de fonctionnement pour les optimiser, notamment en travaillant davantage entre les services.
Nous avons commencé par une sensibilisation à la RSE sous une forme ludique, pour rendre les sujets concrets et permettre à chacun d’identifier des possibilités d’action car tous ont conscience du dérèglement climatique mais ne savent pas toujours comment agir.
Les collaborateurs ont alors fait ressortir deux priorités : la réfection du toit et les formations à la sécurité.
Ils ont ensuite désigné la personne qui serait leur relais RSE interne au moyen d’une élection sans candidat. Un comité RSE, réunissant ce relais, la cheffe de projet RSE du groupe, Julie Lambelin, le responsable logistique et moi-même, s’est alors rapidement mis en place pour définir les priorités. Puis des points tous les quinze jours entre la cheffe de projet du groupe et notre relais interne ont permis de répartir le travail et de suivre les avancées. Ainsi, le projet était lancé et piloté !
Dans une petite structure de quinze personnes, le quotidien est très opérationnel et demande beaucoup de réactivité. Dégager du temps pour les sujets de fond représente souvent un véritable défi.
Nous avons donc privilégié la période plus creuse, d’octobre à février, pour travailler sur les actions RSE. La nomination de notre relais RSE parmi les collaborateurs, le temps dégagé pour animer ces sujets en interne et l’accompagnement régulier de notre cheffe de projet groupe ont également fortement contribué à faire avancer le projet.
Avec un peu de stress, bien sûr, car nous avions tous envie de réussir ! Mais nous étions déjà fiers du chemin parcouru avant même l’audit.
Le siège, Les ravitailleurs par Lambelin, avait réalisé son premier audit en 2025. Nous avons pu nous appuyer sur cette première expérience pour nous préparer et, il faut le dire, l’accompagnement de notre cheffe de projet groupe a également beaucoup compté !
Le travail sur les produits locaux en est un bon exemple. Nous avons d’abord défini ce que nous entendions par « local », puis identifié les références concernées dans notre logiciel de gestion. Les commerciaux disposent désormais d’une liste actualisée en temps réel et les clients d’un onglet dédié dans leur outil de commande. Cela rend notre offre locale plus visible et plus facilement accessible.
Nous avons également mis en place une charte éthique, acheté un camion électrique et animé un atelier ludique sur le tri des déchets.
Sur le volet social, nous avons renforcé les formations régulières à la sécurité, installé un défibrillateur et une alarme incendie, et déployé un système d’information RH pour faciliter le suivi des entretiens et des demandes de formation.
Enfin, notre engagement territorial s’est renforcé par la mise en place d’une véritable « politique associative » centrée sur l’accompagnement et le soutien aux associations locales, ainsi que par des échanges plus réguliers avec les voisins, avec, par exemple, la création d’une rencontre autour d’un verre à l’occasion de la nouvelle année.
Avant tout, la dynamique collective. Tout le monde a contribué, d’une manière ou d’une autre, et la démarche nous permet d’aborder ensemble des sujets nouveaux.
Par exemple, lors du lancement de l’année 2026, nous avons réuni les équipes autour d’une galette des rois. Le directeur d’un centre d’insertion est alors intervenu pour nous sensibiliser à la diversité ; puis nous avons organisé un jeu sur le tri des déchets et présenté le nouveau règlement intérieur. Ce moment collectif a permis de fédérer, donner du sens et informer les collaborateurs dans un cadre convivial.
Nous souhaitons poursuivre le développement de notre gamme de produits locaux et renforcer le soutien aux associations dans lesquelles nos collaborateurs sont engagés.
Nous avons également plusieurs projets pour la vie de l’entreprise : améliorer notre espace de convivialité, mettre en place un outil de communication interne (Steeple) et organiser des DuoDay pour accueillir des personnes en situation de handicap et leur faire découvrir nos métiers.
L’objectif est de prolonger la dynamique engagée, avec des actions concrètes et utiles pour les équipes comme pour notre territoire.
La démarche RSE insuffle une belle dynamique dans l’entreprise, qui fait sens pour les collaborateurs.
Le label apporte une feuille de route claire qui permet d’avancer pas à pas, étape par étape. Mais il faut avoir envie de se questionner et de faire évoluer certaines habitudes. La démarche demande du temps, un peu de moyens et, surtout, une conviction réelle.
Désigner un relais RSE interne, avec une mission clairement identifiée et du temps pour l’exercer, est essentiel. Sans cela, le quotidien reprend très vite le dessus. Fixer des objectifs à chacun sur la RSE et les suivre avec des points réguliers aide aussi à maintenir le cap.
Nous sommes fiers du travail accompli avec la contribution de tous les collaborateurs. Cette démarche donne du sens au travail que nous faisons tous les jours. J’aime parler de « bienveillance économique » : rechercher la performance de l’entreprise en tenant compte de ses effets sur les collaborateurs, la société et l’environnement. C’est tout le sens que nous donnons à notre démarche.
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