Fermeture des bars et des restaurants : l’annonce d’Olivier Veran ne passe pas !

Une décision sévère et inique. Avec cette mesure qui touche plusieurs grandes villes, c’est toute une profession qui est à nouveau fortement pénalisée et, avec elle, tous les acteurs de la filière : les grossistes-distributeurs en boissons en tête !

Hier soir, Olivier Véran, Ministre de la Santé  a annoncé de nouvelles mesures sanitaires qui touchent de plein fouet les bars et restaurants.

Les départements où le virus circule activement seront désormais classés en trois zones : zone d'alerte, zone d'alerte renforcée et zone d'alerte maximale.

En plus de Bordeaux, Lyon et Nice, les métropoles de Lille, Paris et sa petite couronne, Toulouse, Saint-Etienne, Grenoble, Montpellier, Rennes et Rouen sont placées en zone d'alerte renforcée.

  • Dans cette zone, les rassemblements seront limités à 10 personnes dans l'espace public (plages, parcs) ; les bars devront fermer à 22 heures maximum à partir de lundi ; les fêtes locales et étudiantes seront interdites, les salles des fêtes et polyvalentes seront également fermées ; la jauge des rassemblements sera abaissée à 1000 personnes.

La Guadeloupe et la métropole d'Aix-Marseille passent en zone d'alerte maximale : les bars et restaurants seront totalement fermés à partir de lundi, pour au moins deux semaines. Tous les établissements recevant du public seront également fermés, sauf s'ils ont mis en place un "protocole sanitaire strict". Les théâtres et les cinémas ne sont par exemple pas concernés.

Les bars et restaurants sont encore pénalisés par les décisions brutales et subites du gouvernement, qui tente d'enrayer la crise sanitaire. Ces professionnels qui, depuis la réouverture des établissements, respectent un protocole strict (port du masque, mesures d'hygiène renforcées, distanciation sociale…) sont abasourdis.  

D’aucun rappelle que le risque maximale de transmission est aujourd’hui observé dans la sphère privée. Or ce sont ces professionnels qui sont aujourd’hui stigmatisés alors même que le confinement en a déjà mis à terre plus d’un.

D'après Marc Benezet, président de la branche des cafés, des bars et des brasseries au Groupement national des indépendants (GNI) :

"si on ferme nos bars et restaurants à 22 heures", les jeunes "vont se retrouver encore plus dans des appartements et donc consommer de l'alcool sans aucune distanciation et sans aucun protocole"

Les chefs d'entreprises, distributeurs-grossistes en boissons compris, n'en peuvent plus de ces mesures érigées sans concertation, appliquables dans un délai qui laisse trop peu de temps aux professionnels pour s'organiser. Les mesures d’aide des pouvoirs publics devront être à la hauteur de ces décisions et ne pourront reposer sur de l’endettement. 

La profession est en colère et demande le retrait immédiat de ces décisions.