Quand les bars ferment, les distributeurs-grossistes en boissons trinquent

Effet ricochet du confinement… Quand les bars, restaurants et hôtels sont fermés, l’activité des grossistes en boissons fait un plongeon vertigineux, de l’ordre de 97 %.

Alors qu’ils viennent de rentrer leurs marchandises pour les fêtes de fin d’année, les grossistes sont inquiets. Décryptage.

Avec les cafetiers et restaurateurs fermés onze semaines au printemps, quatre ou cinq semaines, peut-être plus à présent, c’est toute une chaîne professionnelle qui est économiquement malmenée par la crise sanitaire.

Les répercussions sur l’activité des grossistes en boissons dont l’ambiance dans les entrepôts de stockage est fantomatique, sont dramatiques comme l’explique ici le dirigeant de Franche-Comté Boissons Services à Exincourt.

L’entreprise, dirigée par Laurent Ferrer, « troisième génération depuis 1925 », livre 650 clients réguliers en temps normal.

« Quand nos clients ferment, notre activité s’arrête. 98 % de nos 30 salariés sont au chômage partiel ».

Ce sont plus de 600 entreprises qui, pour le coup, se retrouvent en surstock avec, entres autres, des produits périssables à l’image des boissons non alcoolisées, comme le fait valoir Louis Ferrare, le patron de la société BBS (Bilger boissons services), basée à Illzach, livrant 300 clients de Montbéliard à Colmar. « Les vins pour les fêtes de fin d’année ont été rentrés. Le pays sera-t-il sorti du confinement, le virus freiné ? On ose l’espérer », abonde Pascal Arnoux, qui gère trois caves à Pont-de-Roide, Saint-Hippolyte et Maîche, ouvertes en drive.

 

Solidarité avec les cafetiers et restaurateurs

Les grossistes ne pleurent pas sur leur sort : « Nous ne sommes pas en péril car nous avons été soutenus par les banques de façon rapide et efficace, comme nous avons fait face grâce au chômage partiel. Maintenant, il ne faut pas que la situation s’éternise ! »

Ils ne « baissent pas les bras », subissent et supportent « vaille que vaille », se disent « combattants et combatifs » et pensent surtout à leurs clients cafetiers et restaurateurs, « financièrement et psychologiquement à la peine. S’ils se cassent la figure, nous suivrons le mouvement ».

Source : Est Républicain, novembre 2020

 

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