Cette évolution réglementaire concerne les entreprises qui mettent sur le marché français des emballages ou des produits emballés destinés à des usages professionnels. Elle vise à organiser et financer la prévention, la collecte, le réemploi, le recyclage et la valorisation des déchets issus de ces emballages.
Pour les entreprises de la filière Boissons RHF, cette nouvelle REP doit être regardée avec attention. Selon leurs activités, elles peuvent être concernées à plusieurs titres : comme détenteurs d’emballages professionnels, comme opérateurs participant à leur reprise ou à leur massification, et, dans certains cas, comme metteurs en marché assujettis à des obligations déclaratives et contributives.
Couvre les emballages servant à commercialiser des produits consommés ou utilisés par des professionnels, lorsqu’ils ne relèvent pas déjà d’une autre filière REP, notamment de la REP Emballages ménagers.
Sont notamment visés les emballages de transport, les emballages de regroupement, certains emballages de vente destinés à un usage exclusivement professionnel, ainsi que plusieurs catégories d’emballages spécifiques : films plastiques, palettes et éléments de palettisation, grands récipients vrac, cagettes ou caisses plastiques de plus de 15 litres, fûts, jerricans, bidons ou seaux de plus de 29 litres, etc.
À vocation à absorber la REP Emballages de la restauration.
Les entreprises assujetties doivent adhérer à un éco-organisme agréé ou mettre en place un système individuel agréé, déclarer leurs emballages mis sur le marché, verser les écocontributions correspondantes et disposer d’un identifiant unique REP.
Les écocontributions dues au titre de cette nouvelle filière démarrent à cette date, sans effet rétroactif sur le premier semestre 2026, sous réserve des règles transitoires applicables aux entreprises déjà concernées par la REP Emballages de la restauration.
Début 2027 : les premières déclarations portant sur les emballages professionnels mis sur le marché entre le 1er juillet et le 31 décembre 2026 devront être effectuées, selon les modalités précisées par l’éco-organisme choisi.
Le choix de l’éco-organisme relève de chaque entreprise assujettie. Il appartient donc à chaque entreprise de comparer les modalités d’adhésion, les barèmes de contribution, les outils déclaratifs et les services d’accompagnement proposés.
La FNB n’a pas vocation à recommander un éco-organisme plutôt qu’un autre. Elle invite en revanche ses adhérents, s'ils le souhaitent, à anticiper leurs démarches, à prendre contact avec les différents éco-organismes d ela filière, à identifier précisément leurs flux d’emballages concernés et à sécuriser leur analyse de périmètre.
Qui est metteur en marché ou producteur assujetti ? |
Une nouvelle définition du producteur, issue du règlement européen sur les emballages, se fonde sur la typologie des emballages et fait entrer la notion de "fabricant d'emballages" dans le périmètre du producteur au sens de la REP. Vous pouvez consulter la définition de producteur applicable pour cette filière au point 15 de l'article 3 du règlement 2025/40.
Au regard des textes applicables, la qualité de producteur ou de metteur en marché doit donc être appréciée avec prudence.
Est en principe concernée l’entreprise qui met pour la première fois sur le marché français un emballage ou un produit emballé relevant de la REP Emballages professionnels. Il peut notamment s’agir :
La détermination du producteur au sens de la REP pouvant dépendre des schémas contractuels et des modalités de mise sur le marché, une analyse au cas par cas peut s’avérer nécessaire.
Pour l’activité de grossiste en boissons, certaines situations spécifiques — importation directe, marques propres, conditionnement, reconditionnement, constitution d’unités logistiques avec ajout d’emballages, notamment films de palettisation — peuvent générer des obligations déclaratives au titre de metteur en marché et de versement d’écocontributions.
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